Maths (Spé) — Probabilités
Permutations, arrangements, combinaisons, binôme de Newton
La factorielle est l'outil de base du dénombrement. Elle permet de compter toutes les façons d'ordonner un ensemble d'éléments — c'est le point de départ de la combinatoire.
Exemple
Piège à éviter
Ne pas oublier que 0! = 1 (par convention). Cette valeur apparaît souvent dans les formules de combinaisons quand k = 0 ou k = n.
Un arrangement est une sélection ordonnée. La question type : « De combien de façons peut-on former un podium / un code / une liste ordonnée ? »
Exemple
Piège à éviter
Si l'énoncé dit « classement », « rang », « code », « ordre » → c'est un arrangement. Si l'énoncé dit « groupe », « équipe », « main de cartes » → c'est une combinaison.
Les combinaisons comptent les sous-ensembles. C'est l'outil le plus fréquent au Bac — il intervient dans les problèmes de probabilités, de dénombrement de mains de cartes, de choix de groupes, etc.
Exemple
Piège à éviter
Erreur classique au Bac : confondre C(n,p) et A(n,p). Se demander « est-ce que l'ordre change le résultat ? » Si oui → arrangement. Si non → combinaison.
Le triangle de Pascal est une table qui organise tous les coefficients binomiaux C(n,k). Chaque nombre est la somme des deux nombres situés juste au-dessus de lui.
Exemple
Le binôme de Newton permet de développer (a+b)ⁿ sans tout multiplier. Les coefficients sont exactement ceux du triangle de Pascal — c'est l'application principale de la combinatoire en algèbre.
Exemple
Piège à éviter
Quand b est négatif, les signes alternent. Par exemple (a−b)³ = a³ − 3a²b + 3ab² − b³. Ne pas oublier l'alternance des signes !
Au Bac, la difficulté n'est pas le calcul mais l'identification de l'outil. Voici la démarche systématique à suivre face à un exercice de dénombrement.
Exemple
Piège à éviter
« Au moins un » → penser au complémentaire. C'est souvent plus rapide que de lister tous les cas favorables.
10 questions
Les points clés à retenir sur Combinatoire et dénombrement, extraits du quiz de révision.
Réponse : 120
5! = 5 × 4 × 3 × 2 × 1 = 120. Factorielle n est le produit de tous les entiers de 1 à n.
Réponse : 24
C'est le nombre de permutations de 4 éléments : 4! = 4 × 3 × 2 × 1 = 24.
Réponse : 15
C(6,2) = 6!/(2!×4!) = (6×5)/(2×1) = 30/2 = 15. C'est le nombre de façons de choisir 2 éléments parmi 6 sans ordre.
Réponse : C(n,k) = C(n−1,k−1) + C(n−1,k)
La relation de Pascal stipule que C(n,k) = C(n−1,k−1) + C(n−1,k). C'est cette relation qui construit le triangle de Pascal ligne par ligne.