Enseignement scientifique — Science, climat et société
Scénarios GIEC (RCP/SSP), hausse des températures, montée des eaux, événements extrêmes, points de bascule, atténuation vs adaptation
Le GIEC produit des scénarios d'émissions qui permettent de visualiser les futurs possibles du climat selon nos choix de société. Chaque scénario SSP associe un mode de développement à une trajectoire de réchauffement.
Exemple
Piège à éviter
Les scénarios SSP ne sont PAS des prédictions : ce sont des trajectoires conditionnelles ('si nous émettons autant, le réchauffement sera de...'). Le futur dépend de nos décisions. Le GIEC n'est PAS un lobby : il synthétise les connaissances scientifiques sans faire de politique.
La montée des eaux est l'une des conséquences les plus visibles et les plus menaçantes du réchauffement climatique. Elle résulte de deux phénomènes physiques distincts : la dilatation thermique de l'eau et la fonte des glaces continentales.
Exemple
Piège à éviter
La fonte des ICEBERGS (déjà dans l'eau) ne fait PAS monter le niveau des mers (principe d'Archimède). Seule la fonte des glaces CONTINENTALES (Groenland, Antarctique, glaciers de montagne) contribue à la montée des eaux, en ajoutant de l'eau douce aux océans.
Les points de bascule sont des seuils critiques du système climatique. Une fois franchis, le changement devient irréversible et auto-entretenu, même si l'on arrête les émissions. Ce sont les 'lignes rouges' du climat.
Exemple
Piège à éviter
Un point de bascule franchi ne peut PAS être annulé en réduisant les émissions. Par exemple, la fonte complète du Groenland est irréversible à l'échelle humaine : même si les températures rebaissent, la calotte ne se reformera pas avant des millénaires.
Face au changement climatique, deux stratégies complémentaires s'imposent : l'atténuation (agir sur les causes en réduisant les émissions) et l'adaptation (ajuster nos sociétés aux impacts inévitables). Les deux sont indispensables.
Exemple
Piège à éviter
Atténuation et adaptation ne sont PAS interchangeables. L'adaptation seule ne suffit pas : sans atténuation, le réchauffement rendrait l'adaptation impossible au-delà d'un certain seuil. L'atténuation seule ne suffit pas non plus : certains impacts sont déjà inévitables.
10 questions
Les points clés à retenir sur Le climat du futur, extraits du quiz de révision.
Réponse : Shared Socioeconomic Pathways
SSP signifie Shared Socioeconomic Pathways (trajectoires socio-économiques partagées). Ce sont les scénarios utilisés dans le 6e rapport du GIEC (AR6, 2021) qui combinent des hypothèses socio-économiques avec des trajectoires d'émissions de GES.
Réponse : +4 à +5 °C
Le scénario SSP5-8.5 correspond à un monde très dépendant des énergies fossiles, avec des émissions croissantes tout au long du siècle. Il projette un réchauffement de +4 à +5 °C d'ici 2100 par rapport à l'ère préindustrielle.
Réponse : La dilatation thermique des océans et la fonte des glaces continentales
La montée des eaux résulte de deux facteurs principaux : la dilatation thermique (l'eau chaude occupe plus de volume) et la fonte des glaces continentales (glaciers de montagne, calottes du Groenland et de l'Antarctique). La fonte des icebergs (déjà dans l'eau) ne contribue pas significativement.
Réponse : Un seuil au-delà duquel un changement devient irréversible
Un point de bascule (tipping point) est un seuil critique au-delà duquel un système climatique bascule de manière irréversible et auto-entretenue. Exemples : fonte complète du Groenland, arrêt de la circulation thermohaline, dépérissement de l'Amazonie.