Résumé
Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) élabore des scénarios d'émissions pour projeter le climat futur. Les scénarios SSP (Shared Socioeconomic Pathways) vont du plus optimiste (SSP1-1.9, neutralité carbone vers 2050, réchauffement limité à +1,5 °C) au plus pessimiste (SSP5-8.5, émissions croissantes, réchauffement de +4 à +5 °C d'ici 2100). La montée des eaux, due à la dilatation thermique des océans et à la fonte des glaciers et calottes polaires, pourrait atteindre 0,5 à 1 m d'ici 2100 selon les scénarios. Les événements extrêmes (canicules, sécheresses, cyclones intenses, inondations) deviennent plus fréquents et plus intenses. Des points de bascule (tipping points) pourraient provoquer des changements irréversibles : effondrement de la calotte du Groenland, arrêt de la circulation thermohaline atlantique, dépérissement de la forêt amazonienne. Face à ces risques, deux stratégies complémentaires s'imposent : l'atténuation (réduire les émissions de GES) et l'adaptation (ajuster les sociétés aux impacts inévitables).