Résumé
Le moi est-il stable ou en perpétuelle transformation ? La question des métamorphoses du moi traverse la littérature et la philosophie. L'autobiographie, depuis les Confessions de saint Augustin et celles de Rousseau, tente de saisir l'identité à travers le récit de soi. Mais le moi est insaisissable : Pascal affirme que 'le moi est haïssable', Montaigne que 'je ne peins pas l'être, je peins le passage'. La psychanalyse freudienne révèle l'inconscient : le sujet n'est pas maître en sa propre maison. Sartre affirme que 'l'existence précède l'essence' : nous ne sommes pas définis à l'avance mais nous construisons par nos choix. Les transformations du corps (maladie, vieillissement, chirurgie esthétique), les crises existentielles et les conversions illustrent les métamorphoses du moi. La littérature explore ces transformations : Proust (À la recherche du temps perdu), Kafka (La Métamorphose), Beauvoir (Mémoires d'une jeune fille rangée).