Résumé
L'engagement politique prend des formes variées : le vote, le militantisme partisan ou associatif, les manifestations, les pétitions, et de nouvelles formes numériques (cyberactivisme). Les variables lourdes du vote (modèle de Columbia) montrent que le vote est influencé par la classe sociale, la religion et le lieu de résidence. Le modèle de Michigan ajoute l'identification partisane. Le vote sur enjeux se développe : les électeurs choisissent selon les thèmes (pouvoir d'achat, sécurité, environnement). L'abstention progresse en France, surtout chez les jeunes et les milieux populaires. L'action collective pose le paradoxe d'Olson : il est rationnel de ne pas participer à une action collective (passager clandestin). Pourtant, les incitations sélectives, les rétributions symboliques (identité, sociabilité) et les structures de mobilisation expliquent l'engagement. Le militantisme évolue : moins d'adhésion partisane traditionnelle, plus d'engagements ponctuels et numériques.