Résumé
La crise environnementale (réchauffement climatique, pollution, perte de biodiversité) constitue une défaillance majeure du marché. Les externalités négatives (pollution non intégrée dans les prix) et la tragédie des biens communs (surexploitation des ressources partagées, Hardin) justifient l'intervention publique. Les instruments de politique environnementale sont variés : la réglementation (normes d'émission), la taxation (taxe carbone pour internaliser les externalités, selon le principe pollueur-payeur de Pigou), le marché des quotas d'émission (EU-ETS en Europe) et les subventions aux énergies renouvelables. L'action publique implique de nombreux acteurs : États, collectivités, organisations internationales (COP, Accord de Paris 2015), entreprises (RSE), ONG et citoyens. Les négociations climatiques internationales se heurtent au problème du passager clandestin et aux conflits d'intérêts entre pays développés et en développement. Le débat entre croissance verte et décroissance structure les choix politiques.