Résumé
Le XXe siècle a été marqué par des génocides qui ont profondément traumatisé les sociétés et posé la question du devoir de mémoire. Le génocide arménien (1915-1916), perpétré par l'Empire ottoman, a fait entre 1,2 et 1,5 million de victimes. Sa reconnaissance reste un enjeu diplomatique majeur, la Turquie refusant le terme de « génocide ». La Shoah (1941-1945), extermination systématique de six millions de Juifs par le régime nazi, est le génocide le mieux documenté et constitue un événement fondateur de la mémoire européenne. Le génocide des Tutsis au Rwanda (avril-juillet 1994) a fait environ 800 000 à un million de victimes en cent jours, dans l'indifférence de la communauté internationale. Chacun de ces génocides a donné lieu à un travail de mémoire spécifique : procès (Nuremberg, Eichmann, TPIR), mémoriaux (Yad Vashem, Kigali), reconnaissance politique et éducation.