Résumé
L'axe « Art et pouvoir » examine les relations complexes entre création artistique et pouvoir politique. L'art peut servir le pouvoir comme instrument de propagande (réalisme socialiste soviétique, architecture nazie, affiches de guerre) ou le contester comme moyen de résistance et de dénonciation (art engagé, protest songs, caricature). Les régimes totalitaires ont toujours cherché à contrôler l'expression artistique par la censure, tandis que les artistes ont souvent défié les interdits. Le street art, le hip-hop et la littérature dystopique sont des formes contemporaines de contestation. L'art peut aussi être un soft power au service de la diplomatie culturelle. La question du mécénat, du financement public de la culture et de l'instrumentalisation politique de l'art reste centrale dans les démocraties.