Résumé
Du XVIe au XVIIIe siècle, la monarchie française évolue vers l'absolutisme, c'est-à-dire la concentration de tous les pouvoirs entre les mains du roi. François Ier (1515-1547) renforce l'autorité royale avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) qui impose le français dans les actes officiels. Les guerres de Religion (1562-1598) entre catholiques et protestants déchirent le royaume jusqu'à l'édit de Nantes (1598) d'Henri IV, qui accorde la liberté de culte aux protestants. Louis XIV (1643-1715) incarne l'apogée de la monarchie absolue : il gouverne sans Premier ministre à partir de 1661, révoque l'édit de Nantes en 1685, et fait construire le château de Versailles, instrument de domestication de la noblesse. L'administration est centralisée grâce aux intendants envoyés en province. Colbert mène une politique mercantiliste pour enrichir le royaume. Cependant, les guerres continuelles et les dépenses de la cour mènent à un endettement chronique qui fragilise la monarchie sur le long terme.