SVT (Spé) — Corps humain et santé
Inflammation, phagocytose, médiateurs chimiques, anti-inflammatoires
La réaction inflammatoire est la réponse immédiate et non spécifique de l'organisme face à toute agression. Reconnaître ses quatre signes cardinaux et comprendre leur origine physiologique est indispensable pour aborder l'ensemble du chapitre sur l'immunité innée.
Exemple
Piège à éviter
La fièvre n'est PAS un des 4 signes cardinaux de l'inflammation locale. La fièvre est une réponse inflammatoire systémique (tout le corps), déclenchée par des cytokines pyrogènes (IL-1, IL-6, TNF) qui agissent sur l'hypothalamus. Ne confondez pas inflammation locale (4 signes) et inflammation systémique (fièvre).
L'immunité innée repose sur des cellules sentinelles présentes dans les tissus dès la naissance. Elles détectent les pathogènes grâce à des récepteurs non spécifiques (PRR) qui reconnaissent des motifs moléculaires communs aux micro-organismes (PAMP).
Exemple
Piège à éviter
Ne confondez pas PRR et anticorps ! Les PRR sont des récepteurs de l'immunité INNÉE, non spécifiques (le même récepteur reconnaît de nombreux pathogènes). Les anticorps sont des molécules de l'immunité ADAPTATIVE, hautement spécifiques (un anticorps ne reconnaît qu'un seul antigène). C'est une distinction fondamentale au Bac.
La phagocytose est le mécanisme central de l'immunité innée : les phagocytes (macrophages, neutrophiles) ingèrent et détruisent les pathogènes. Ce processus en 5 étapes est un classique du Bac qu'il faut savoir décrire avec précision.
Exemple
Piège à éviter
La phagocytose n'est PAS réalisée par les lymphocytes ! Seuls les phagocytes professionnels (macrophages, neutrophiles, cellules dendritiques) en sont capables. Les lymphocytes B et T sont des acteurs de l'immunité ADAPTATIVE, pas de la phagocytose. De même, les mastocytes ne phagocytent pas : ils libèrent de l'histamine.
Les médiateurs chimiques orchestrent et amplifient la réponse inflammatoire. Les anti-inflammatoires, très utilisés en médecine, agissent en bloquant la production de certains de ces médiateurs, soulageant les symptômes sans traiter la cause.
Exemple
Piège à éviter
Les anti-inflammatoires ne sont PAS des antibiotiques. Les AINS (ibuprofène, aspirine) réduisent l'inflammation mais ne tuent pas les bactéries. Prendre un anti-inflammatoire lors d'une infection bactérienne sans antibiotique peut être dangereux car on masque les symptômes tout en laissant l'infection progresser. L'aspirine est particulièrement à éviter chez les enfants (syndrome de Reye).
10 questions
Les points clés à retenir sur La réaction inflammatoire, immunité innée, extraits du quiz de révision.
Réponse : Rougeur, chaleur, gonflement, douleur
Les 4 signes cardinaux de l'inflammation sont : rougeur (vasodilatation), chaleur, gonflement (œdème) et douleur.
Réponse : Les mastocytes
Les mastocytes libèrent leurs granules d'histamine lors de la détection d'une agression, provoquant la vasodilatation.
Réponse : Ingérer et digérer un pathogène
La phagocytose est l'ingestion d'un pathogène par un phagocyte (macrophage, neutrophile) suivie de sa digestion dans les lysosomes.
Réponse : Inhibant l'enzyme COX → moins de prostaglandines
Les AINS inhibent la cyclo-oxygénase (COX), réduisant la production de prostaglandines responsables de la douleur et de l'inflammation.