La République triomphante n'est pas sans **fractures**. Un **nationalisme** agressif réclame la revanche contre l'Allemagne ; des crises (boulangisme, scandales) ébranlent le régime. Pourtant, la **Belle Époque** (1900-1914) brille de mille feux — progrès, arts, optimisme — tandis que, sourdement, montent les **tensions** qui mèneront à 1914.
Le **nationalisme** se nourrit du désir de **revanche** contre l'Allemagne (perte de l'**Alsace-Moselle** en 1871).
Le **boulangisme** (1886-1889) : le général **Boulanger** menace brièvement la République par un mouvement populiste.
L'**antiparlementarisme** dénonce la corruption des élus (**scandale de Panama**, 1892).
La **Belle Époque** (1900-1914) : progrès technique (**automobile, cinéma, aviation**), arts (impressionnisme, Art nouveau).
Mais montée des **rivalités internationales** : course aux armements, **crises marocaines** (1905, 1911), alliances militaires.
Exemple
L'**Exposition universelle de Paris en 1900** attire **50 millions de visiteurs** : métro, électricité, escalators, cinéma émerveillent les foules. La « **Belle Époque** » croit dur comme fer au progrès — sans voir que les rivalités entre puissances européennes préparent déjà la catastrophe de 1914.
Piège à éviter
L'expression « **Belle Époque** » est forgée **après** la Première Guerre mondiale, par **nostalgie**. Sur le moment, la période est aussi marquée par la misère ouvrière et de fortes tensions internationales : c'est un regard rétrospectif embelli.